Avec le durcissement des règles fiscales sur les voitures de société, certains dirigeants envisagent d’utiliser leur véhicule privé et de se faire rembourser via une indemnité kilométrique. Mais cette stratégie n’est pas toujours avantageuse.
Déduction des frais : des règles de plus en plus strictes
Pour les véhicules non électriques, la déductibilité dépend de la date d’acquisition :
- 🚗 Avant juillet 2023 : déduction selon la formule fiscale classique
- 🚗 Entre juillet 2023 et fin 2025 : déduction limitée (50 % en 2026, 25 % en 2027)
- 🚗 À partir de 2026 : plus aucune déduction possible
👉 Cette limitation concerne tous les frais liés à la voiture, y compris les indemnités kilométriques.
Indemnité kilométrique : attention aux idées reçues
Se faire rembourser des kilomètres avec sa voiture privée ne permet pas d’échapper à ces restrictions.
➡️ Si le véhicule n’est pas déductible, l’indemnité ne le sera pas non plus pour la société.
➡️ Acheter une voiture hybride à titre privé en 2026 et facturer des kilomètres n’apporte donc aucun avantage fiscal.
Quand cela peut-il être intéressant ?
Utiliser son véhicule privé peut avoir du sens uniquement dans certains cas :
- ✔️ si la voiture est plus ancienne (avant juillet 2023)
- ✔️ ou si elle est 100 % électrique
Dans ces situations, la déduction peut rester plus favorable que celle d’une voiture récente détenue par la société.
Montant de l’indemnité
La société peut rembourser les déplacements professionnels sur base d’un tarif officiel :
- 💰 environ 0,44 €/km (selon le tarif applicable en 2026)
Bon à savoir
Si votre société met déjà une voiture à disposition, il est souvent plus intéressant de l’utiliser également à titre privé.
👉 L’avantage imposable reste identique, peu importe l’usage réel.
Conclusion
👉 Utiliser sa voiture privée n’est pas une solution miracle.
Ce choix n’est pertinent que dans des cas spécifiques (véhicule ancien ou électrique).
Dans la majorité des situations, il est essentiel d’analyser la structure globale avant de prendre une décision.